Alcool après 35 ans : le regard d’une naturopathe spécialisée en périménopause
- Alix d'Antras

- il y a 2 heures
- 2 min de lecture

Après 35 ans, beaucoup de femmes remarquent un changement subtil… mais réel.
Des verres qui passaient sans difficulté auparavant semblent soudain :
plus difficiles à digérer,
responsables d’un sommeil agité,
ou suivis d’une fatigue inhabituelle.
En tant que naturopathe spécialisée dans l’équilibre hormonal et la périménopause, j’observe ce phénomène très fréquemment en consultation.
Et non, ce n’est pas « dans la tête ».
Pourquoi l’alcool est moins bien toléré après 35 ans ?
Il ne s’agit pas d’un foie soudainement fragile, mais d’une évolution physiologique normale.
À partir de la trentaine avancée, le corps change progressivement de priorités :
le système hormonal devient plus fluctuant,
les surrénales sont plus sollicitées par le stress,
les capacités de récupération baissent légèrement.
Le foie, lui, se retrouve au centre de plusieurs missions essentielles :
métabolisation des hormones (œstrogènes, progestérone),
gestion du stress oxydatif,
élimination des toxines,
régulation de la glycémie.
Lorsque l’alcool s’ajoute — même occasionnellement — il devient une charge supplémentaire pour un organisme déjà très mobilisé.
Ce que j’observe souvent en consultation de naturopathie en périménopause
Chez de nombreuses femmes entre 35 et 50 ans, l’alcool peut accentuer :
un sommeil plus léger ou haché
une récupération plus lente
des cycles menstruels plus irréguliers ou plus inconfortables
une fatigue diffuse difficile à expliquer
parfois plus d’irritabilité ou de brouillard mental
L’alcool n’est pas “toxique” au sens moral du terme.Mais d’un point de vue physiologique, il agit comme un facteur perturbateur dans un système hormonal déjà plus sensible.
Faut-il arrêter complètement l’alcool en périménopause ?
Pas nécessairement.
En naturopathie, l’objectif n’est pas l’interdiction stricte, mais la compréhension du fonctionnement du corps.
Réduire l’alcool — même temporairement — peut parfois suffire à observer :
une amélioration du sommeil,
une énergie plus stable,
des cycles plus réguliers,
moins de syndrome prémenstruel.
Il s’agit surtout de passer de :« Mon corps supportait ça avant »à« Mon corps a évolué, et ses besoins aussi ».
L’approche naturopathique : faire des choix éclairés, pas culpabilisants
Plus on comprend sa physiologie hormonale, plus on peut :
adapter ses habitudes,
respecter ses limites actuelles,
prendre soin de son énergie,
sans culpabilité,
sans rigidité.
C’est exactement le rôle d’une naturopathe spécialisée en périménopause : aider à décrypter les signaux du corps pour retrouver un équilibre durable.
N'hésite pas à prendre rendez-vous pour en discuter




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